FILM de SILHOUETTES
Sur les traces du taureau ailé
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Sur les traces du taureau ailé
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©Olivier Moulaï

Sur les traces du taureau ailé un film d’Olivier Moulaï  

résidence collège I. Joliot-Curie d’Aigues-Mortes 2016/2017
résidence lycée agricole Marie Durand à Nîmes-Rodhilan 2013/2014

Sur les traces du taureau ailé nous fait voyager, à travers des archives et des témoignages, dans les vies de Richard et Philippe, qui sont deux côtés d’une même histoire avec des destins croisés; celle des Indochinois de la Camargue, venus implanter la riziculture intensive dans la France de Vichy, celle des restrictions, puis celle de l’après-guerre, du Plan Marshall et de la reconstruction.

Dans le décor fantôme du mas Cabassole et de ses rizières, des abris de chasse et des écuries dont les chevaux sont absents, les deux hommes se rencontrent; deux mémoires s’affrontent, autour d’une page d’histoire qui a changé leur vie, et celle de toute une région.

Note d’intention

Fasciné par la force du témoignage, j’ai posé ma caméra sur la frontière (Cerbère, 2009), donné la parole à des enfants de la « Retirada » espagnole (Pasos, 2009), à d’anciens mineurs (Le Fond et le Jour, 2013), puis à des archéologues (Renaissance, 2016).

Aujourd’hui Sur les traces du taureau ailé s’inscrit dans la continuité de ce travail, et mêle désormais documentaire et cinéma d’animation.

A partir d’archives familiales, de repérages photos et vidéos et d’enregistrements de témoignages, réalisés entre 2013 et 2014, je met en scène des personnages fabriqués en carton noir découpé. Les décors font filmées en prise de vue réelle, et mes personnages sont incrustés puis animés directement dans le logiciel de montage (Final Cut Pro).

Cette approche me permet d’emmener mon film sur un terrain plus libre, renouant avec la pratique plasticienne que j’avais un peu mis de côté depuis mes études aux Beaux-Arts. C’est aussi une manière de « toucher » les jeunes en les faisant participer de façon manuelle a l’élaboration de mon film.